En finir avec les liens de l’Oppression.

Les gilets jaunes sont un cri de souffrance, celui des travailleurs pauvres, des petits retraités spoliés, des démunis aux fins de mois impossibles, celui de ces femmes seules indigentes à temps partiels imposés qui ont déjà un mal fou à nourrir leurs enfants correctement qui voient avec angoisse la période de Noël arriver et les cadeaux, pourtant modestes, qu’elles ne pourront pas offrir à leurs progénitures.

Toutes ces petites gens ont pourtant toujours fait ce que les possédants avec les moyens qu’est cette excroissance de leur domination l’État dit « Républicain », la technostructure dévoyée et ses sbires, leur ont dit de faire. Ils ont même votés pour les représentants « démocratiques » officiels imposés. Ils se sont montrés souples et obéissants dans leur vie de tous les jours, appliqués et productifs dans leur travail, écoutant sans broncher qu’ils avaient déjà beaucoup de chance d’en avoir un. Ils n’ont pas rechigné ou presque aux conditions de travail ignobles qui mettent leur santé physique et mentale en danger. Ils n’ont pas eu d’autre choix que ces salaires de misère indécents, ces gages à survie que le patronat leur jette à la figure pas disposé qu’il est à réduire ses dividendes toujours plus pharaoniques. Ils n’ont rien osé dire à cet encadrement toujours plus humiliant, à ces mobilités imposées à ces « dégraissages » les poussant à la porte vers encore plus de précarité si ce n’est de sombrer totalement, clochardisés après dix, vingt, trente ans de loyaux services dans l’entreprise et pour certains d’en finir par le suicide. Il faut vraiment qu’ils soient à bout à présent, que le frigo pas encore vide, soit juste à moitié  rempli de merdes industrielles les empoisonnant pour les voir affronter le froid sur le bord de la route au milieu d’un rond-point ou trône la dernière abjection « art contemporain » d’un système exclusivement parasite se moquant ouvertement d’eux en leur exhibant ces ignominies visuelles aux prix exorbitants payées de leur sueur.

Je les ai vus grelottants de froid autour d’un feu de palettes, je les ai vus chantant, dansant afin de mieux accepter notre égoïsme personnel celui des toujours « nantis » de la classe moyenne en cours de disparition, celui de ceux qui ont encore la tête hors de l’eau. Notre rejet, nos moqueries à leur égard ne sont rien d’autre que la peur, la certitude que nous avons à finir bientôt comme eux.

Nos dirigeants aux ordres des financiers internationaux sont en guerre ouverte contre la population, qui peut croire qu’ils œuvrent pour le bien commun ?

Ils écrasent en premier les plus pauvres, ces soufre-douleurs, ces épouvantails martyrs de la paupérisation, créés de toutes pièces par cette oligarchie inique, servant à effrayer tous les autres pour qu’ils restent sagement dans le rang, le doigt sur la couture. Ce n’est pas en s’affrontant mutuellement que nous nous débarrasserons de cette oppression protéiforme, c’est en lui désobéissant passivement, c’est en montrant ostensiblement silencieusement le profond mépris qu’ils nous inspirent, cet abyssal dégoût à la hauteur des souffrances qu’ils nous infligent .

Le temps est venu de se réapproprier la gestion et le contrôle de nos vies, de reconquérir ce fruit commun inaliénable qu’est la quête intangible vers la Liberté, l’Égalité et la Fraternité.

L’Insurrection qui vient…Porcherie! Porcherie!