Facebook vain miroir du narcissisme.

J’ai supprimé mon compte Facebook, compte que je n’aurais jamais dû créer. Quelle idée d’offrir sa vie privé, ses goûts, ses choix, son histoire personnelle, sa vie intime, et même sa géolocalisation en temps réel à un géant Américain qui capte toutes ces informations personnelles pour en faire, je ne sais quoi pour je ne sais qui.

En échange de ? De se créer une belle image de soi, enfin la plus belle, la plus acceptable que l’on souhaite monter à ceux que l’on a choisi. N’étant pas trop exhibitionniste, un peu, tout de même, je n’aurais pas ce blog, à mon inscription, j’avais décidé de n’avoir en tant qu’amis Facebook uniquement des personnes que j’avais auparavant réellement rencontrées physiquement. Le nombre était forcément restreint, cela n’a pourtant pas empêché que je m’écœure de moi-même. Ils en ont strictement rien à faire de mes goûts musicaux, littéraires, cinématographiques et politiques.

Je regretterai juste d’avoir rompu le seul lien que je possédais avec une jolie jeune femme avec qui je rejouai sous une autre forme le film Nelly et Monsieur Arnaud. Je sais en écrivant ces mots qu’il s’est brisé à jamais.