Chirac,le Requiem des cons.

Cet encensement politico-médiatique de l’ancien Président Jacques Chirac est insensé voir obscène. C’est totalement effrayant de voir 80 % de la population, si ce n’est plus, tomber dans les affres de cette ingénierie sociale parfaitement orchestrée. Il s’agit pour ceux qui aujourd’hui tressent des lauriers au défunt Jacques Chirac non pas de faire l’hommage qui se doit à l’ancien Président, mais de se rendre eux-mêmes encore plus intouchables , de consolider leur pouvoir, leur immunité , d’accentuer symboliquement ce qui nous séparent d’eux , de rehausser leur piédestal, de renforcer, d’élever un peu plus les murs du donjon où ils se cloîtrent avec leurs sbires armés pour échapper à la vindicte populaire. 80 % des gens pensent comme les médias, comme le système le leur ordonne insidieusement. À présent, aduler de manière irraisonnée l’ancien Président Jacques Chirac décédé est le fruit médiatique d’une tromperie organisée, savamment calculée. Il n’était peut-être pas un mauvais bougre, je n’en sais strictement rien, comme plus de 99,99% des Français je n’étais pas un intime, pourtant il y a tout de même à redire sur sa Présidence, sur l’ensemble de sa carrière politique.

Comme beaucoup, j’étais adulte durant ses douze années de Présidence entrecoupées par la cohabitation. Ce n’était pas Byzance non plus, il ne faut pas charrier. La fracture sociale bien réelle avec laquelle il s’est fait élire s’est-elle résorbée un tant soit peu durant ses mandats ? Non accrue encore plus. Liliane Bettencourt and Co étaient de plus en plus multimilliardaires en échappant partiellement, grandement à l’impôt grâce aux lois fiscales qu’ils font voter pour leurs profits privés contre le Bien Public, celui de toutes et de tous : la Santé, la Justice, l’Éducation. Nos services publics, qu’ils dégradent, asphyxient volontairement pour mieux les privatiser ensuite. Grâce aussi à de multiples structures offshores d’optimisations fiscales qui lui permettait de refiler des centaine de millions aux gros actionnaires (toujours les mêmes), à son gigolo escroc et non pas aux ouvriers, aux techniciens, aux commerciaux de L’Oréal, etc. Rien n’a changé sous le soleil de France, bien au contraire, privatiser les entreprises publiques qui font des profits enfin les dernières , celles qui restent ( ADP, La Française des Jeux ) et socialiser les dettes, combler, renflouer les pertes des banques, de leurs gros actionnaires, par de l’argent public notre agent celui de nos impôts, prélèvements, taxes , TVA sur tout même le minimum vital qui est de se loger, se nourrir, se chauffer misérablement. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui avec Macron et sa LaREM, c’est encore pire, le pire du pire que nous n’aurions même pas pu imaginer sous Chirac, c’est dire où nous en sommes arrivés, qu’il faut se remémorer cette époque comme bénie où le miel coulait à flots sur le bas peuple. La seule chose objective qui nous ferait regretter Jacques Chirac, c’est que nous étions plus jeunes point.

Soyez bien conscient que les trois-quarts des officiels, ces hommes et femmes politiques, si emprunt de tristesse, de considération et de recueillement pour le défunt en ce jour de funérailles nationales s’ils avaient pu de son vivant le pousser dans le trou pour prendre sa place, ils l’auraient fait sans la moindre hésitation. En disant cela, je suis certainement plus respectueux pour le défunt, l’ancien Président Jacques Chirac, que la plupart des emplumés de service et leurs têtes de circonstance longues comme un jour sans pain qui se pressent dans l’entre-soi bien compris de l’Église Saint-Sulpice.

Demain, les mêmes médias, les mêmes marionnettistes de l’opinion publique qui ne travaillent et n’agissent qu’aux services de leurs seuls intérêts de classe et de caste, vous diront d’aimer ou bien de haïr untel ou tel groupe de personnes. Ces salauds de pauvres de Gilets Jaunes par exemple, qui refusent de crever la gueule ouverte en silence et vous le faites ou pour d’autres boucs-émissaires à venir, vous le ferez sans sourciller.

Et si ce n’est pas le cas tant mieux, un, une de plus, nous sommes nombreux, qu’ils n’arriveront pas à faire bêler à l’unisson du troupeau.